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CFIA Toulouse : le robot sobre de Kuka exposé sur l’espace L’Usine responsable

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SÉRIE CFIA TOULOUSE – épisode 5/6. Sur l’espace inédit L’Usine responsable, au CFIA de Toulouse, Agrotec va présenter six nouveaux équipements testés pour leurs performances en matière de RSE : économique, sociétale et environnementale. RIA vous dévoile les résultats en avant-première. Cinquième épisode : la nouvelle génération de robots industriels de Kuka.

Ce sera un des temps forts du salon du CFIA de Toulouse qui aura lieu du 22 au 24 septembre 2026. Le Centre de ressources techniques Agrotec, de la technopole agroalimentaire Agropole, présentera dans un espace inédit baptisé L’Usine responsable, en collaboration avec RIA, des innovations technologiques testées pour leurs performances en matière de RSE. Six équipements ont été évalués selon des critères économiques, sociétaux et environnementaux par l’équipe de François Chabrier, directeur adjoint d’Agrotec. Le cinquième équipement testé et dévoilé sera la nouvelle génération de robots industriels de Kuka, particulièrement sobres.

Réduire la consommation énergétique sans compromettre les performances. C'est l'ambition affichée par Kuka avec sa nouvelle génération de robots industriels. Les essais réalisés montrent des gains d'énergie compris entre 19 et 23 % par rapport aux générations précédentes, à cycle de production identique, tandis que les économies peuvent atteindre 50 % face aux robots des années 2000, voire 60 % dans certaines configurations optimisées de la gamme « DC Ready » (mais avec un mode de process légèrement dégradé).
« Cette amélioration repose avant tout sur une refonte complète de la conception mécanique. Les ingénieurs ont allégé les structures en optimisant les pièces de fonderie et les cartes d'asservissement en particulier avec la gestion des motoréducteurs », explique François Chabrier. L'exemple le plus marquant concerne le plus grand robot de la gamme : capable de manipuler une charge de 1,5 tonne, il affiche un poids de 3 tonnes, contre 5,6 tonnes pour certains équipements équivalents du marché. Une réduction de masse qui se traduit directement par une baisse des besoins énergétiques.
Au-delà de la mécanique, Kuka a également revu ses cartes d'asservissement et ses algorithmes de pilotage afin de limiter les consommations lors des phases dynamiques, là où se concentrent les principaux gains.

L’intérêt du jumeau numérique

Autre levier d'optimisation : la simulation numérique. Les logiciels développés par Kuka permettent désormais de calculer la consommation énergétique d'une trajectoire avant même l'installation du robot. En adaptant son implantation sur la ligne de production et en optimisant son « haricot de travail » — son enveloppe de fonctionnement — les intégrateurs peuvent réduire les déplacements inutiles et limiter la taille du robot nécessaire à l'application.
Cette approche s'inscrit dans une réflexion plus globale sur le coût total de possession (TCO). Sur une durée de vie estimée à une vingtaine d'années, Kuka analyse que la facture énergétique devient le premier poste de coût, devant l'investissement initial sur de nombreux robots de milieu de gamme. Les consommables de maintenance représentent, quant à eux, à peine 2 % du TCO, grâce à une conception limitant les interventions : huile des réducteurs recyclable, quelques filtres d'armoire électrique, un peu de graisse et des batteries de sauvegarde, sans remplacement des faisceaux électriques qui sont garantis à vie.

Le constructeur mise également sur la durabilité de ses équipements. Les robots sont conçus pour être rétrofittés, permettant de moderniser les commandes et les composants tout en conservant la structure mécanique. Cette stratégie favorise l'émergence d'un marché du robot d'occasion reconditionné, assorti de garanties constructeur, avec une empreinte carbone nettement inférieure à celle d'un équipement neuf.

Fabriqués majoritairement en Allemagne et en Hongrie pour les ensembles mécaniques et les commandes électriques, les robots Kuka bénéficient d'une garantie standard de deux ans, extensible à trois ans, avec des contrats de maintenance pouvant couvrir jusqu'à cinq années supplémentaires. Les équipements rétrofittés disposent quant à eux d'une garantie de six mois.

« À travers cette nouvelle génération de robots, Kuka confirme une évolution majeure de la robotique industrielle : la performance ne se mesure plus uniquement en cadence ou en capacité de charge, mais également en efficacité énergétique, en durabilité et en maîtrise du coût global d'exploitation », souligne François Chabrier. Une orientation qui répond directement aux attentes des industriels agroalimentaires, confrontés à la hausse du coût de l'énergie et aux objectifs de décarbonation de leurs outils de production.

 

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